L'Aromathérapie, est-ce de la phytothérapie, la médecine par les plantes ?
En un sens OUI, mais NON, ce n’est pas exactement de la Phytothérapie. La Phytothérapie est l’utilisation de plantes médicinales ou de certains de leurs extraits, alors que l’Aromathérapie repose uniquement sur l’utilisation des essences distillées des plantes aromatiques ; ces essences, une fois extraites par le processus de distillation, deviennent des Huiles Essentielles.






Parmi celles-ci, il y a les Essences qui sont propres à certaines plantes dénommées botaniquement "aromatiques".
PHENOLS

ALDEHYDES

CETONES

Cette liste n'est pas exhaustive et il y a de nouvelles découvertes sur les molécules aromatiques, mais c'est une base sur laquelle vous pouvez vous appuyer.
Ne confondez donc pas la Phytothérapie et l’Aromathérapie : la majorité des plantes médicinales utilisées en Phytothérapie ne contiennent pas d’Essence dans leurs tissus.

- Peu de plantes qui sont médicinales et utilisées en phytothérapie
- Parmi celles-ci, certaines sont dites aromatiques car elles contiennent des poches d'essences
- Quelques-unes d'entre elles sont distillées pour que leur essence transformée en Huile Essentielles soit utilisée en Aromathérapie






D'où vient le terme "Aromathérapie" ?
Le mot de Philippe Mailhebiau :
Le terme « Aromathérapie » a été intelligemment imaginé par le biochimiste René Gattefossé en 1937.
L’histoire - limite légende - raconte qu’il s’était gravement brûlé une main ; une autre version avance qu’il était atteint d’une gangrène et devait être amputé ; gangrène peut-être consécutive à une brûlure, qu’importe.
Il plongea son bras -toujours selon l'histoire- dans un fût d’Huile Essentielle de Lavande – on ne sait pas laquelle, car il y en a plusieurs - et il guérit presque miraculeusement !
C’est probablement enjolivé mais du coup, les Huiles Essentielles acquirent leurs lettres de noblesse et le terme « Aromathérapie » est resté.
Si l’expérience de Gattefossé vous intéresse, Wikipédia et d’autres sites en parlent.


Comment a-t-on découvert les propriétés thérapeutiques des Huiles Essentielles ?
Tout d’abord de manière empirique et intuitive, tantôt avec des éclairs de génie, tantôt avec d’inévitables erreurs et approximations. Puis l’évolution de la chimie, à la fin du 19ème siècle, a permis de mieux comprendre les propriétés des Huiles Essentielles.
Depuis, de nombreuses recherches universitaires ont mis en lumière le fait que les molécules qui les composent, comme les phénols par exemple, sont bactéricides, que certains aldéhydes sont anti-inflammatoires et quelques esters antispasmodiques, et ainsi de suite. En partant de là, l’intérêt des Huiles Essentielles s’est révélé au sein d’une partie du corps médical généralement assez fermé aux médecines naturelles.
Mais les propriétés des Huiles Essentielles ne se résument pas seulement à leur teneur en certaines molécules biochimiques. On s’égare si l’on raisonne uniquement « chimie », car certaines molécules peuvent être toxiques si elles sont isolées, c’est-à-dire retirées de l’Huile Essentielle. Il est donc indispensable d’employer le totum aromatique, le totum étant l’ensemble moléculaire de ce qui constitue, justement, une Huile Essentielle.
L’action d’une Huile Essentielle n’est pas seulement l’addition des propriétés de ses molécules mais un tout cohérent et complexe, confirmant, si besoin était, que selon un principe d’Aristote : le Tout est supérieur à la somme des parties.
Si les Huiles Essentielles sont difficiles à manier, pourquoi ne pas les utiliser directement au travers des plantes aromatiques ?
D’une part, l’Essence contenue dans la plante aromatique est différente de l’Huile Essentielle car certaines de ses molécules ne sont pas extraites lors du processus de distillation ; d’autre part, la concentration de molécules actives est telle dans une Huile Essentielle que son action thérapeutique est plus puissante que celle de la plante dont elle est issue.
La Phytothérapie et l’Aromathérapie sont donc complémentaires, d’autant qu’il y a beaucoup plus de remèdes à partir de plantes médicinales, aromatiques ou non, que d’Huiles Essentielles exploitables en médecine.


