Premier point :
Les médecines naturelles ne sont pas inoffensives, comme toute médecine d’ailleurs. Le terme naturel comme le qualificatif biologique ne sont pas synonymes d’innocuité. On peut se faire du mal avec des produits naturels et sains. L’eau et l’air sont indispensables à notre organisme mais l’eau dans les poumons et l’air dans l’estomac deviennent nocifs. De la même façon, le terme biologique n’est pas systématiquement synonyme d’aliment sain : du sucre blanc raffiné bio est peut-être moins mauvais que le non bio mais cela reste du sucre blanc raffiné.
Le terme usuel « Médecines douces » est fallacieux ;
Aucune forme de thérapie n’est anodine. Nous intervenons sur notre corps, voire sur notre psyché ; même si nous les respectons et voulons leur éviter certains traumatismes, cela demeure des interactions sur les processus naturels biologiques dont font partie les maladies.
Toutefois, le fait de contrer les déficiences de notre organisme est nécessaire car nous n’avons pas à nous soumettre aveuglément aux lois de la nature. Mais avoir recours à ce type de thérapie n'implique pas que nous opérons un « retour à la Nature ». Nous n’y retournons pas, nous l’exploitons intelligemment et, souhaitons-le, avec respect.
Ces termes désuets : « retour à la nature… sagesse millénaire… connaissance universelle… de tout temps… » sont aussi grandiloquents que dénués de sens.






Peut-on être intolérant, voire allergique, à certaines Huiles Essentielles ?
Oui, bien sûr ! On peut être allergique à tout.
Avec les Huiles Essentielles, ce n’est pas courant, surtout avec les formules et aux dosages recommandées dans les AromaPrime Formules, mais cela peut arriver. Comme avec certains aliments ou avec des produits cosmétiques.
Si vous êtes de nature intolérante à de nombreux types d’aliments ou, plus ennuyeux, de nature allergique, faites un test cutané pour voir si vous supportez telle ou telle Huile Essentielle.
Préparez un mélange composé de 10 gouttes d’huile végétale – noisette ou amande par exemple – plus une goutte d’Huile Essentielle utilisable en usage cutané : Lavande officinale, Petit grains bigarade, Hélichryse, Romarin 1.8 cinéole, vous avez le choix. Évidemment, ne prenez pas celles pour lesquelles vous est mentionné dans les AromaPrime Huiles essentielles qu’elles ne doivent pas être employées sur la peau, comme l’Origanum compactum ou la Cannelle écorce.
Le mélange étant fait, vous vous frictionnez doucement l’intérieur de l’avant-bras avec 2 ou 3 gouttes et si une rougeur ou une irritation apparaissent rapidement, concluez que cette Huile Essentielle ne vous convient pas par voie cutanée à une concentration de 10 %.
Essayez une nouvelle fois, sur l’autre bras, avec 30 gouttes d’huile végétale et 1 goutte d’Huile Essentielle, et regardez si le mélange est toléré ou non. Vous aurez ainsi une idée de la dilution qu’il vous faut employer.
Et si cela vous irrite, rien d’ennuyeux, vous mettez de l’huile végétale et ça passera.
Si vous deviez être allergique à une Huile Essentielle, la réaction apparaîtrait un ou deux jours plus tard et de manière plus virulente.
Tirez-en vos conclusions pour voir si vous devez éviter certaines Huiles Essentielles, mais dans une synergie qui en contient plusieurs, et en plus diluée, vous ne devriez pas avoir de réaction. Mais cela peut arriver comme avec n’importe quel produit ou substance, même naturelle.
Un point important, n’employez pas une Huile Essentielle sensée calmer les irritations et les allergies cutanées, comme la Camomille romaine ou la Lavande officinale par exemple, pour calmer une irritation provoquée par une autre Huile Essentielle ; Employez uniquement de l’huile végétale bio.
Et concernant les traitements aux Huiles Essentielles que l'on doit prendre par voie orale ?
Pour les prises par voie orale, vous n’ingérez de toute manière que des petites doses, 2 gouttes sur un comprimé neutre, un petit morceau de sucre ou une petite cuillère de bon miel pour un usage ponctuel, ou en gélules ; un tuto vous explique comment les fabriquer, c’est très simple.
En respectant les posologies des AromaPrime Formules, il y a peu de chance que vous ayez une quelconque réaction allergique.
Et si vous n’avez pas d’allergie mais les digérez mal, avec des renvois aromatiques, prenez vos traitements au milieu des repas. Cela devrait régler le problème.
Depuis 40 ans que Philippe Mailhebiau fait des formules avec des Huiles Essentielles pour différents laboratoires - et au regard de leur chiffre d’affaires, ce sont des millions de personnes qui ont bénéficié de ses traitements - il n'a jamais eu à déplorer d’accidents. Alors suivez les conseils qui vous sont donnés dans les AromaPrimes et vous ne tirerez que du bénéfice d’une Aromathérapie pratiquée efficacement et avec discernement.

Une allergie aux HE peut-elle être dangereuse ?
Pas d’inquiétude inutile ! On n’est pas dans un processus allergique comme avec les fruits de mer ou les champignons ! Une Huile Essentielle ne va pas provoquer un œdème de Quincke, c’est-à-dire un gonflement de la gorge et des muqueuses. Il s’agit là d’une vraie réaction allergique et aucun œdème de Quincke n’a été provoqué par l’ingestion d’une synergie aromatique ! En revanche, au niveau alimentaire, c’est assez courant et dangereux.
Si vous supportez mal une Essence, vous aurez tout au plus un peu d’urticaire. Dans ce cas, attendez que cela passe, mettez de l’huile de calendula, de macadamia ou d’amande sur les zones irritées, ou bien prenez un antihistaminique léger si vous avez une petite tendance à l’hypocondrie.
Oui, vous pouvez être l’une de ces rares personnes sujettes à de l’intolérance vis-à-vis de certaines Huiles Essentielles, mais dans ce cas, vous adaptez les formules ou vous vous en passez. Ne faisons pas de cas exceptionnels des généralités.






On nous parle souvent de dangers concernant les Huiles Essentielles ?
Pour risquer de s’intoxiquer avec des Huiles Essentielles, il faudrait être inconscient au point d’avaler 100 ml d’Hysope officinale ou d’Armoise blanche. Et encore, l’organisme n’est pas un siphon et aura le réflexe de régurgiter le produit. C’est carrément infect et inavalable !
En revanche, le nombre de décès par ingestion irraisonnée de produits allopathiques ne se compte plus. Regardez l’hécatombe aux États-Unis avec les opioïdes ! Plus de 500.000 décès, dont 100.000 entre 2020 et 2021.
Imaginez qu’en Europe une Huile Essentielle ait provoqué ne serait-ce que 2 décès, l’Aromathérapie aurait été interdite.
Alors, les Huiles Essentielles sont-elles dangereuses ? De façon imagée, oui, et surtout pour beaucoup de sociétés pharmaceutiques qui n’apprécient guère leur efficacité et leur innocuité comme pour nombre de ministères de la Santé européens qui refusent de soutenir les médecines naturelles. A vous le soin de comprendre pourquoi.
En Suisse, certaines mutuelles remboursent les frais en compléments alimentaires, en soins préventifs naturels, en ostéopathie... Il est regrettable que la plupart des pays n’en prennent pas exemple.
“Concernant ces dernières remarques, que j’assume pleinement, je vous le dis et j’insiste, je ne suis pas contre l’allopathie, au contraire. Elle est souvent salvatrice quand elle est prescrite à bon escient, mais les molécules chimiques isolées, même si elles sont souvent indispensables, sont bien plus dangereuses que les Huiles Essentielles, vous devez le savoir.
J’ai fait réaliser des tests toxicologiques sur une centaine de mes formules, notamment celle de mon traitement contre les dysménorrhées, c’est-à-dire les douleurs et dérèglements menstruels. Ce traitement contient une forte proportion de Sauge officinale, Huile Essentielle interdite à la vente publique en officine en France, ce qui est absurde et un camouflet inacceptable à l’encontre de la compétence des pharmaciens.
Le résultat de ces tests DL 50 – ce qui signifie Dose Létale à 50 % de la population de rats de laboratoire… je sais, ce n’est pas sympa, mais c’était une obligation en Inde où j’avais créé un laboratoire d’Aromathérapie en joint-venture avec le gouvernement indien – ce résultat montre que pour que le produit devienne létal, un adulte devrait ingérer plus de 1300 gélules dosées à 70 milligrammes de synergie d’Huiles Essentielles, soit la valeur de 2600 gouttes, ce qui correspond à 100 ml d’Huile Essentielle.
Y a-t-il quelqu’un capable d’avaler 100 ml d’Huiles Essentielles ? Je ne le pense pas.
En revanche, savez-vous que boire 4 à 5 litres d’eau en 1 heure provoque une intoxication par hyperhydratation, un déséquilibre des électrolytes, un probable coma, une lésion irréversible de neurones cérébraux pouvant conduire à la mort ? Avec de l’eau ! Qui est pourtant indispensable à l’organisme.
Quant à la DL 50, même si elle est contestée par certains, elle démontre au moins que le niveau de toxicité relative est nul à raison de 6 à 12 gouttes pas jour de synergie d’Huiles Essentielles.
En conclusion, vous avez plus de chance d’être malade de la grippe ou d’être empoisonné par des crevettes d’élevage bourrées de bactéries antibiorésistantes que par une Huile Essentielle.
Alors pas de stress inutile, les Huiles Essentielles ne sont pas dangereuses !”
Et si, en manipulant une Huile Essentielle, j'en reçois un peu dans l'œil, que dois-je faire ?
Ne fermez pas l’autre et allez dans votre cuisine ; n’utilisez pas d’eau pour rincer l’œil irrité, sinon vous allez aggraver la situation ; les Huiles Essentielles ne sont pas hydrosolubles.
Employez de l’huile végétale. N’importe quelle huile de cuisine - froide évidemment - fera l’affaire ; vous en mettez abondamment sur l’œil sans frotter. Les Huiles Essentielles étant liposolubles, elles vont se diluer dans l’huile végétale et cela calmera l’inflammation.
Si la douleur persiste, allez à l’hôpital. Mais en général, ça fait très mal mais ce n’est pas trop grave. C’est fini au bout de quelques heures si vous employez un collyre.
En revanche, mettez des lunettes de soleil pendant quelques jours sinon vous allez faire peur à vos voisins avec votre regard de lapin albinos.
