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Essence d’hier, d’aujourd’hui et de demain

Aucun individu ne se limite à une seule Caractérologie aromatique.

Une fois ce principe entériné, nous pouvons aborder une autre étape de la Caractérologie aromatique.
Chaque individu, vous, moi, nos proches, ou nos patients si nous sommes thérapeute, doit retrouver, dans son traitement aromathérapeutique, trois types d’essence qui lui sont propres. J’ai défini ces essences comme :

l’Essence d’hier,
l’Essence d’aujourd’hui,
l’Essence de demain.

Il s’agit de trois aspects caractérologiques qui, une fois cernés, permettent d’affiner davantage le traitement aromathérapeutique personnalisé.

a) l’Essence d’hier, comme vous vous en doutez, concerne le passé. Ce passé peut être, selon la pathologie, de quelques jours ou semaines, ou une plus grande antériorité avec ce qu’elle comprend comme éléments « toxiques » physiologiques et psychologiques à éliminer, de « vitaux » à entretenir et d’« édifiants » à exploiter, leur source remontant à quelques années ou à l’enfance.
Les éléments toxiques à éliminer peuvent être des souvenirs traumatisants, des accidents et maladies, des humiliations qu’il est nécessaire de dépasser, mais aussi des personnes qui polluent notre existence, et avec qui il est sain de rompre toute relation.
Les éléments vitaux à entretenir sont nos forces, nos capacités, nos compétences physiques, mentales et émotionnelles, innées ou acquises.
Les éléments édifiants sont, par définition, ceux qui permettent d’édifier notre existence, c’est-à-dire de la construire telle que nous l’imaginons, d’exploiter nos projets, de vivre nos rêves au lieu de rêver notre vie, de projeter ce que nous voulons être dans un avenir proche ou lointain.

Ces éléments font que notre présent est ce qu’il est, et de leur gestion dépend la qualité de notre avenir. (Je développerai ce point dans un chapitre complémentaire).

b)    l’Essence d’aujourd’hui correspond à ce que la personne est ici et maintenant, à son Personnage social, qu’il s’agisse d’un aujourd’hui effectif (temporalité réduite) ou d’un présent qui se définit comme un état de conscience existentielle se situant entre son vécu et son devenir. Le Présent est paradoxal puisque, par essence, il est l’intermédiaire entre le passé et le futur, entre ce qui a été et ce qui vient, mais sitôt qu’on veut le figer, il intègre le passé tandis que le prévenir le rend subséquent, donc relevant du futur. Ainsi le présent n’est qu’un concept alors que nous ne pouvons vivre qu’en lui, car d’évidence nous ne pouvons exister ni dans le passé ni dans le futur. D’où le paradoxe du présent. Aussi devons-nous considérer l’Essence d’aujourd’hui comme un concept, une notion flexible dans le temps selon l’antériorité que nous soupçonnons être à l’origine d’une pathologie et le niveau durable d’amélioration que nous souhaitons atteindre.

c) l’Essence de demain est une spéculation sur le chemin restant à parcourir, selon nos souhaits et nos possibilités, une vision le plus souvent subjective de notre avenir proche ou lointain et ses potentialités exploitables, nos possibles transformations et rétablissements métaboliques et psychologiques, le dépassement de nos limites actuelles pour une valorisation et expression de notre être. Cette spéculation doit être raisonnable (évitons les divagations et le transfert de nos souhaits refoulés), autant dans la supputation de ce que devrait ou pourrait être le futur proche ou éloigné – le nôtre ou celui d’un patient pour le thérapeute -, que dans les résultats escomptés.

Toutefois, il y a une logique possible dans cette spéculation car lorsque l’on sait quelles graines furent semées « hier » et celles qui le sont « aujourd’hui », on peut raisonnablement miser sur ce qui poussera demain, tout en n’oubliant pas que l’on n’a qu’une perception limitée des individus (déjà qu’envers soi-même, l’affaire n’est guère aisée) et que l’imprévisible arrivera plus souvent que le prévisible n’aboutira.

Notez que, dans ce concept, l’Essence d’hier peut être celle de l’hérédité, des parents, de l’inchangeable, des regrets et souvenirs, l’Essence d’aujourd’hui celle de notre vie, et l’Essence de demain l’image de nos voeux, plans, spéculations existentielles ou mystiques, voire une projection sur nos enfants pour la pérennisation de notre moi (souvent au travers du nom, métier, culte des ancêtres, etc.).

Conclusion sur la Caractérologie

Pour conclure, je précise qu’au travers de la Caractérologie aromatique, je ne cherche ni à ressusciter l’animisme propre à la pensée primitive et s’exprimant sous différentes formes métaphoriques, ni à humaniser les végétaux. L’anthropomorphisme engendre des relations faussées avec la nature et ce n’est pas ma démarche. Ce n’est pas
« l’âme » de Mentha piperita (Menthe poivrée), de Pelargonium graveolens (Géranium) ou de Cupressus sempervirens (Cyprès) que je présente ; je dévoile quelques pans de leur mythe et légende pour leur intérêt culturel, je décris leur impact psychosomatique au travers de leur Génie aromatique, puis je cerne les typologies psycho-morphologiques du Personnage social dont la sensibilité propre est, pour un temps, en correspondance avec telle ou telle Huile Essentielle ; le tout aux fins d’une application thérapeutique personnalisée.

C’est passionnant et vous allez vous prendre au jeu de l’identification de la Caractérologie, pour vous-même d’abord, et pour vos proches ensuite.

Nous continuons au prochain chapitre.
Ph.M.