La dénomination de l’espèce botanique (1) et variété de la plante (2) distillée selon l’usage de la Nomenclature Binominale Internationale :

Sur des flacons d’huiles essentielles est mentionné « huile essentielle de lavande » ou « essence de citronnelle ». Ces appellations génériques n’indiquent pas la nature du produit.

1) Les Lavandes : il en existe plusieurs (Lavandula angustifolia, Lavandula latifolia, Lavandula intermedia…) et ces diverses espèces peuvent se décliner en variétés (Lavandula angustifolia Mill. var. fragrans, Lavandula intermedia Emeric ex Lois. clone abrialis, etc.).

2) La Citronnelle : ce terme est un nom vernaculaire qui peut désigner les Cymbopogon nardus et C. winterianus (citronnelle de Ceylan et de Java), la Melissa officinalis ou l’Aloysia citrodora (mélisse officinale et verveine odorante). *

Vous trouvez les correspondances entre noms botaniques et noms français sur ce lien.

Ces exemples ne sont pas isolés ; il existe plusieurs sauges, thyms, pins, et des centaines de variétés d’eucalyptus, même si quelques-uns seulement sont employés à des fins thérapeutiques. Il est nécessaire de savoir de quelle plante il s’agit puisque chacune produit une essence spécifique.

La règle est simple : seul le nom botanique complet de la plante aromatique permet l’identification de la plante à l’origine de l’Huile Essentielle. Raison pour laquelle je mentionne systématiquement les noms botaniques, puis j’ajoute le nom vernaculaire pour vous aider à vous y retrouver, mais il est nécessaire d’user de la bonne terminologie.

La définition de l’espèce botanique n’est pas une option mais une nécessité ; elle doit comprendre les noms de genre et d’espèce suivis de la variété si elle existe

Genre                    Espèce                    Sous-espèce ou variété

Lavandula              angustifolia             var. fragrans

Lavandula              intermedia               clone abrialis

Helichrysum          italicum                   subsp. serotinum

 

L’étiquette d’un flacon d’essence d’eucalyptus doit préciser s’il s’agit d’une Huile Essentielle de :

Eucalyptus globulus

Eucalyptus radiata

Eucalyptus citriodora (dont le nom vient de changer en Corymbia citriodora)

Eucalyptus smithii

Eucalyptus polybractea… etc.

Ce ne sont pas les mêmes espèces du genre Eucalyptus et chacune produit une essence différente. Le fait de mentionner sur l’étiquette le nom vernaculaire de la plante (géranium, citronnelle, romarin, cyprès…) en plus de l’appellation botanique une bonne chose afin que le consommateur s’y retrouve, mais ces termes communs ne peuvent remplacer le nom botanique. Une étiquette correctement libellée doit donc préciser :

EOBBD
Sygyzium aromaticum
Girofle

EOBBD
Cinnamomum verum
Cannelle de Ceylan

EOBBD
Origanum majorana
Marjolaine

Et si certains préfèrent indiquer d’abord le nom commun, ce n’est pas grave si le nom botanique est clairement mentionné :

EOBBD
MARJOLAINE
Origanum majorana

Un détail :

le nom botanique est toujours en italique, le genre (Origanum) avec une majuscule, et l’épithète (majorana) sans majuscule. Convention de botanistes. C’est pour cela que vous verrez le nom des plantes inscrit de cette manière dans mon livre et dans les articles du site aromanet.com

Note :

Botaniquement, les appellations des espèces sont plus complexes que cela, mais celles indiquées dans cet ouvrage correspondent à ce que vous devez lire sur l’étiquette des flacons d’Huiles Essentielles. Pour exemple, la carte d’identité du lavandin est : Lavandula × intermedia Emeric ex Loisel CT abrialis (× pour hybride, CT pour cultivar). C’est un peu long sur une étiquette, aussi lirez-vous Lavandula intermedia var. abrialis (var. pour variété), ou var. Super, « Lavandin ».

Il n’est pas utile de retenir l’entièreté des appellations botaniques ; en fait, personne ne les connaît par coeur, en dehors de certains botanistes. Et il y a de quoi casser un mythe ; pouvons-nous croire que l’Ylang-ylang, fleur au nom poétique et sensuel, qui nous fait rêver des îles, des plages de sable blanc, des massages parfumés et de ti’punch, odorante créature végétale que nous imaginons pas compliquée du tout, s’appelle en réalité : Cananga odorata (Lam.) Hook. f. & Thom. / Canangium odoratum (Lam.) Baill. ex King / Uvaria axillaris Roxb. / Unona odorata (Lam.) Baill. ou (Lam.) Dunal / Unona leptopetala Dunal / Cananga scortechinii King / Canangium fruticosum Craib.). *

La réalité est trop dure, parfois…

Première étape d’une étiquette correctement établie :

Melaleuca quinquenervia
NIAOULI –